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Sous mes pieds le sol se dérobe, j'le sens couler sous mes sandales, c'est le sang chaud comme une étole que porte l'herbe après la bataille. C'était pour pas que je m'endorme sous la chaleur de quelques larmes mais pour que jamais ne s'envole ma colère, mon général. Alors là-d'ssus j'rejoint Prévert, l'temps des cerises ce que ça vaut quand la chair est tombée par terre, démerde-toi avec les noyaux...




La tristesse se crache, si évidente alors que les mots tombent comme une fausse révélation. Une putain de description dictée à une allure folle par ton cerveau, des n½uds, des sacrés n½uds qu'on défait au fur et à mesure. C'est une condition qui ne fait pas de moi un esclave en captivité. Parce que je n'ai pas une facilité si évidente avec la parole, que les silences et les larmes ne pourraient que bien souvent remplacer mes paroles. Donc j'écris c'est sans gravité, sans importance, c'est inoffensif et il n'y a aucunes anomalies. Sans être incorrecte je présente mes divergences qui ne correspondent pas à vos types et à vos règles. Alors je ne divulgue rien. Comme une exposition qu'on ne montrerait à personne, une chanson que l'on ne chanterait jamais, un poème non lu. Mais c'est des expressions, des regards, des silences, et des mots en moins. C'est un poids qu'on se retire sans vouloir en rajouter un autre. Tu ne comprends pas, je sais... Seulement c'est mon univers, une planète parallèle qui me permet de tenir bon sur la notre, alors oui je suis sombre, oui je ne le nierais pas. Mais sais-tu à quel point il est bon pour moi de l'écrire ? Sais-tu que rien quand écrivant je peux déplacer des montagnes dont tu ne soupçonnais même pas une seconde l'existence. J'invente, je créer ma vie sur ces papiers. C'est de l'art, un art particulier dont les seules couleurs et formes sont les mots et les phrases. Ça n'est pas seulement visuel c'est bien au-delà, c'est une sculpture bien plus que détaillé et chaque recoins t'envois une émotion, un sentiment même infime si bien qu'une fois ta lecture terminé, tu réfléchis car seul toi et libre de le prendre comme tu veux, ça n'est qu'une succession de mots, mes mots. Et le résultat n'appartient qu'à moi. Ça n'est pas un profil tracé d'après l'ombre que projette mes écrits, c'est mon âme là ou siège mes pensées et mes passions, sur laquelle je lève le voile le temps d'un écrit.





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Sous mes pieds le sol se dérobe, j'le sens couler sous mes sandales, c'est le sang chaud comme une étole que porte l'herbe après  la bataille. C'était pour pas que je m'endorme sous la chaleur de quelques larmes mais pour que jamais ne s'envole ma colère, mon général. Alors là-d'ssus j'rejoint Prévert, l'temps des cerises ce que ça vaut quand la chair est tombée par terre, démerde-toi avec les noyaux...

# Posté le dimanche 26 avril 2009 08:46

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