C'est comme si j'étais coincée sur un manège, le manège tournait, et tournait, et ne s'arrêtait pas, comment descendre, comment stopper, comment reprendre pied, tout tournait autour de moi, et ma tête tournait avec le reste, je n'étais pas dans l'hésitation, je n'étais pas dans l'exigence ou le rêve ou le refus j'étais dans le vide, pas somnambule pas zombie, non, juste vide, flottante, un peu ailleurs. *


Je n'oublierais jamais ce jour... La chute des êtres aimés, la mienne. Je n'oublierais jamais les voix si élevées, l'intonation, les mots, cette lueur étrange qui brillait dans leurs yeux. Je les aime. Ils se déchirent. Je me brise. Je n'ai plus un mot à dire, pas seulement par incapacité. 16 années à les aimer, plus qu'il n'en faut, sûrement plus que retranscrivent ses mots. En silence, seulement ma manière de les aimer, je n'ai jamais été douée pour ça mais mon amour envers eux ne m'a jamais fait défaut. J'y puisais ma force, mon équilibre, j'ai avancé, chuté. Ils étaient mon équilibre, sans rien dire, ni transparaître mais ils étaient là... ça suffisait. Un amour rien de plus simple, mais rien de plus beau. J'aurais donné tout et je donnerais tout pour qu'ils soient heureux. Dans les eaux troubles n'ayant tenu la tête hors de l'eau seulement pour eux. Je n'ai jamais compris pourquoi la vie ne les a que peu épargnés, je n'ai jamais compris grand-chose mais j'en ai toujours voulu à la vie pour ça. Seulement il se peut que se soit moi qui en rajoute, que mes actes, mes mots, moi soit à l'origine de tout. Aillent été seulement moi innocemment sans penser un seul instant pouvoir provoquer la haine à se point. Mais je m'en excuse de ne pas avoir les mots, leurs tacts, la maturité, de ne pas avoir vécu un onzième de ce qu'ils ont vécu, je suis seulement moi, désinvolte, souffrant de n'avoir que trop aimé, de n'avoir pas compté sur moi uniquement. Aujourd'hui, tout mon univers s'écroule et moi avec... J'aimerais les rattraper, recoller tous les morceaux, les serrer fort dans mes bras et enfin leur dire que je les aime, s'ils savaient, je m'en voudrais toujours de ne l'avoir jamais dit et répété avant. Mais ça n'est rien, je ne peux rien faire de tout ça. Je suis impuissante devant se massacre et malheureusement je ne peux réagir. Je vous aime sincèrement, plus qu'aucun film, livre, poème, qu'aucune chanson, déclaration, plus que n'importe quels mots ne pourrait décrire, le dictionnaire à côté en paraît tellement vide. Rien n'est à la hauteur que je vous ai donnée. Je m'en veux de ne pas avoir la force des mots pour vous l'écrire. Après tout je ne suis qu'impuissante. Je n'ai jamais été douée pour rien, les gens que j'aime m'échappent et ne reviennent que de temps en temps... J'ai le mal de ce que nous représentions avant, d'être aussi lucide quant à notre avenir. Je voudrais redonner à l'amour la saveur qu'il avait autre fois, seulement seule je doute que je puisse y parvenir. J'avais imaginé, tout calculé sauf ça. *




*
C'est comme si j'étais coincée sur un manège, le manège tournait, et tournait, et ne s'arrêtait pas, comment descendre, comment stopper, comment reprendre pied, tout tournait autour de moi, et ma tête tournait avec le reste, je n'étais pas dans l'hésitation, je n'étais pas dans l'exigence ou le rêve ou le refus j'étais dans le vide, pas somnambule pas zombie, non, juste vide, flottante, un peu ailleurs. *

# Posté le vendredi 23 janvier 2009 14:20

Modifié le vendredi 08 mai 2009 09:55

A dit : " Il y a, dans tes yeux, comme un air curieux, la force vive de celles et ceux qui en ont bavé plus que pour deux. Il y a tout ça dans tes yeux, il y a tout ça... "

A dit : " Il y a, dans tes yeux, comme un air curieux, la force vive de celles et ceux qui en ont bavé plus que pour deux. Il y a tout ça dans tes yeux, il y a tout ça... "
Mon plus bel investissement du début de l'année 2009 a été d'y croire. Cette chose qui n'engage à rien de cette manière mais qui vous engage quand même. Parce que vous n'aviez rien vu sous le bon angle au départ, vous rechignez et ne compreniez vraiment pas le sens et puis au final il faut bien l'avouer, ça vous a fait du bien. Contre toutes attentes et votre résignement à vous investir sans vous investir. Les mots, les phrases, les gestes, les éclats de rire, tout ce qu'on vous a fournis a gommé, rayé, recousue, rafistolé, par un tour comparable à la magie. Parce qu'on se rend compte de ce qu'on a seulement quand il commence à vous échapper des mains, j'ai pris conscience. J'ai pris conscience que quelque part tout ça n'était qu'autre que la raison de mon sourire, en quelque sorte un jolie pilier, qui m'a redressé vers le haut, qui m'a donné de l'importance, celle que j'avais tant besoin de retrouver. Alors vas-y pose des questions, fait comme si tu ne savais pas, comme si ça n'étais pas toi, fait comme si, je sais que tu veux que je te le dise alors pour te faire plaisir je te le dirais. Je te le dirais parce que j'en ai besoin. Ne compare pas ta valeur aux autres, elle est bien différente. Ne te résigne pas au silence, j'ai besoin de t'entendre dire ces choses. Ne me fais pas tourner en bourrique je perdrais tout contrôle. Ne me dis jamais rien que tu ne penses pas, pour que je puisse me situer. Ne me réponds pas en fonction de ce que j'aurais dit, mais en fonction de ce que toi tu penses. En résumé j'attends que de toi ce que tu me donnes déjà, seulement n'ai pas peur de dire ce que tu penses vraiment même si ça risque de faire mal, je te pardonnerais, je suis loin d'être parfaite et encore moins douée alors je supposerais que c'est de ma faute.

# Posté le dimanche 11 janvier 2009 06:46

Modifié le vendredi 08 mai 2009 08:40

Hey bonsoir Mr Blues, bonsoir Mr Cafard. Bonsoir vieille compagne, Mrs araignée noire. Je ne vous avais pas sonné. Je préfère pas trop vous voir... Mais puisque vous êtes là vous pouvez vous asseoir! On va se faire une fête rien qu'entre vous et moi, nous arranger la tête! Puisque mes sentiments sont en panne de moteur, puisque je ne sais plus où, pourquoi, à quelle heure...




Vous m'envoyez navrée de cette bêtise. Navrée, désolée de cette naïveté, d'un naturel candide, simple et ingénue. Ma sensibilité un peu niaise, de ma crédibilité un peu excessive, ma capacité d'absorption de connerie similaire à une éponge naturelle, moi et mon sourire insupportable, mes pupilles qui changent de taille, ma bouche qui s'ouvre, les pensées qui fusent, je me fais pitié. Je m'accable de reproche sur une attitude, une parole, une action, une pensée, je ne sais plus vraiment. Me fait venir à l'esprit, m'évoque le souvenir de quelque chose, une répudiation m'envahie. Le goût amer, si âpre et désagréable du souvenir envahie mes papilles. Une aigreur mélancolique envahie ma bouche, ma langue demeurait immobile, comme si une liquide d'endormissement y avait été injecté, mes dents se resserrèrent d'une telle force que j'eu cru les casser et pourtant pas un muscle de mon visage n'eu tressaillie. Je ravalais se goût répugnant, inspira profondément avant de me lancer dans un récit des plus calme, des plus plats, des plus tranchant. Ma voix ne laissa trahir aucune émotion, mes yeux demeurèrent vides, mais mes oreilles semblaient s'envahirent de coton, les mots se faisaient de plus en plus discret. Une brusque bouffée de chaleur prit possession de moi, mon poux se mit à battre anormalement, mes paroles se firent plus faible, mes yeux se troublèrent, ma gorge s'assécha, mes paupières se firent si lourdes, mes jambes fléchissaient, tout mon corps n'était plus supportable, comme si mes os c'était brisé. Mes pupilles fuirent gentiment vers le haut, ma conscience se barra. Je suis seule, plus un bruit ne vient à mes oreilles, un noir total, un des noirs qui n'est pas inquiétant mais au contraire rassurant, je suis bien. Comme dans un lit de nuage, bercé par se si doux silence. Et puis je reviens, les odeurs, le goût, la vue quelque peu troublée, des sons indescriptibles me reviennent, la respiration ralentissant. Une sorte de reprogrammation, de reformatage du disque dur. Où étais-je ne sais plus déjà, la mémoire se remet en place.
Hey bonsoir Mr Blues, bonsoir Mr Cafard. Bonsoir vieille compagne, Mrs araignée noire. Je ne vous avais pas sonné. Je préfère pas trop vous voir... Mais puisque vous êtes là vous pouvez vous asseoir! On va se faire une fête rien qu'entre vous et moi, nous arranger la tête! Puisque mes sentiments sont en panne de moteur, puisque je ne sais plus où, pourquoi, à quelle heure...

# Posté le samedi 10 janvier 2009 10:23

Modifié le vendredi 08 mai 2009 08:40

J'aime ton rire et tous ces mots curieux que tu viens murmurer au col de mon veston. *

J'aime ton rire et tous ces mots curieux que tu viens murmurer au col de mon veston. *
Moi qui n'aimerais la neige qu'une fois morte, je me suis laissée attendrir le temps d'une bouffée d'air frais, de sentir le renouveau à pleins poumons, j'ai mis ma rancoeur de côté, le temps d'un sourire avec elle, de tournoyer gentiment sous le craquement de mes pas, de m'attendrir parce que tu es morte de froid, de scruter les lieux méconnaissable, de me dégourdir les jambes, de saisir ta main rougie, d'écouter tes lèvres gercées me parler, de voir tes pupilles s'agrandir d'émerveillement, de m'extasier sur la nature si calme, la décision est prise, c'est la dernière fois que je me montre au monde, je ne ressortirais pas avant au moins Mars pour cause de froid intense. J'hiberne c'est la guerre, je fais mes provisions, je m'enferme sous la couette et je dors. Puis je suis rentrée, j'y ai laissé mon portable. Un geste d'abandon pas du tout souhaité mais après tout c'est mieux comme ça, je n'aurais plus aucun contact possible, je vais enchaîner avec un nouveau départ de A à Z.

# Posté le mardi 06 janvier 2009 08:37

Modifié le vendredi 08 mai 2009 08:41

Il y a ceux qui croient que l'amour n'a pas de sens, Et ceux qui pensent que ce n'était tout simplement pas la bonne direction.*

Il y a ceux qui croient que l'amour n'a pas de sens, Et ceux qui pensent que ce n'était tout simplement pas la bonne direction.*
Il y a maintenant des heures que je cours, ce n'est pas la rage au ventre que j'ai, c'est les oreilles qui sifflent. Un sifflement strident, le hurlement d'une âme à s'en fendre, à s'en briser les putains de tympans. Un raclement roque provenant du fond de la gorge pour évacuer la gêne qui s'empare de mon être. J'élimine la graisse, la nicotine, les toxines vu de l'extérieur, mais c'est surtout la déception et toi que j'élimine. J'en parviens à ne même plus pouvoir me regarder dans la glace sans te voir toi, mais bordel comment veux-tu que je m'en sorte ?! Pour toi tout est facile, c'est vrai il n'y a rien qui te rattache à moi, sauf l'ennui, tu viens, tu joues et tu repars. Tu sais que tu ne risque rien car tu sais aussi bien que moi que je ne me payerai pas le luxe de le faire. Alors t'en profite connard, tu m'use jusqu'à la moelle. T'as aucuns remords, aucuns scrupules, aucunes conscience, aucuns sentiments je m'en demande même si au final t'es humain. Je me permettrais pas de prétendre avoir était irréprochable du début jusqu'à maintenant dans ma vie mais là vraiment jamais je n'ai dépassé ton stade. Je cours toujours, j'ai dépassé le stade de la transpiration, eu un nombre incalculable de point de côté, cru m'effondrer une 100 de fois, les jambes qui avancent toutes seules et de nombreuses fois eu les yeux troublent. Je cours vers nul part de précis mais seulement loin de toi, je ne reviendrais pas vers toi, ne chercherais pas à ce que tu reviennes, là seule chose que je cherche maintenant c'est la sortie et je l'aperçois. Je cours, où je ne sais toujours pas mais il fait beau à l'horizon.




Sinon bonne et heureuse année 2009.*



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# Posté le vendredi 02 janvier 2009 08:14

Modifié le vendredi 08 mai 2009 08:42