Je ne fus pas présente pendant les deux premières années de ta vie. Bien que trop jeune je ne puis me souvenir de tout, mais je me souviens d'une chose, que tu fus toujours là, à mes côtés, que j'eus tord ou raison, tu sues m'épauler. Bien que m'épauler soit ton rôle, tu l'appliquas avec brio, malgré les disputes qui nous ont fait mal je sais et j'ai toujours su que je ne pouvais t'en vouloir. Crois-moi bien des fois j'ai essayé de ne plus t'adresser la parole, pas une seconde j'y ai réussi. Avec le temps notre complicité c'est renforcée pour faire partie intégrante de nous. Je n'imagine pas ne plus te confier un instant le moindre détail qui parsème ma vie du plus utile au plus inutile, écouter tes conseils, ne plus te le rendre car je sais que ton oreille saura toujours attentive. Après avoir tout partagé et surtout notre amour, c'est avec un grand regret et une énorme appréhension que je vois arriver tes dix-huit ans, le jour de ton départ, la fin de nos moments bien à nous. Je sais que c'est la vie, qu'un jour je ferais pareil mais de ne plus vivre avec toi chaque jour qui passe c'est un peut comme te perdre un peu plus chaque jour.